Un billet que je comptais vous faire plus tôt, mais wordpress me faisant la tête, tout ajout de clichés était impossible (et une note sans photo « céti » pas possible!)
Parce qu’un petit vrac, finalement, j’aime bien ça
Alors commençons culture! (et puis non finalement faisons juste de la culture) (oui pour nous changer un peu ! )
J’ai traîné mes guêtres dans quelques expositions!
The fisrt, la « moindre », je suis allée la faire dans un très beau petit musée : le Musée de la Vie Romantique, si vous ne connaissez pas, ce n’est pas grave, je compte bientôt vous en reparler!
En attendant, se tenait une exposition sur :
les Jardins romantiques à la française!
Cette exposition nous emmène en plein engouement pour l’art des Jardins! Né au 18e, il fera fureur au 19e! De la peinture à l’aménagement des espaces verts de notre capitale dans lesquels nous nous baladons aujourd’hui, le Musée de la Vie romantique nous emmène au coeur de cette problématique via un petit parcours.
Petit musée, petite exposition (certes) (répartie en deux bâtiments) mais dans lequel je prends toujours plaisir à aller.
Pour l’anecdote, il contient la collection de Georges Sand, léguée par ses descendants, et un moulage des mains de Chopin, son amant, de l’époque où ils vivaient ensemble à 2 pas, au coeur de la Nouvelle Athènes, et passaient nombre de leur soirée dans cette villa transformée en musée, villa qui a connu la note bleue de Chopin! Bref, tout un mythe, qui à lui seul me crée une délicieuse sensation que d’aller y trainer mes pas, mes guêtres, mes pensées itinérantes, et de m’y arrêter pour une délicieuse citronnade !
Du « Jardins des lumières au parc romantique », puis « du Jardin anglais à l’éclectisme du 19e », pour finir par l’art de la botanique et du jardinage, cette exposition est un voyage à travers art et littérature dans l’histoire des jardins que nous connaissons!
De la folie, ce parc loin du hiératisme français et qui nous vient d’Angleterre, où le jardin est un jeu de piste, entre monts et vaux, lacs, cascades, grottes, pittoresque, parsemé ici et là de temples antiques ou de pagodes, comme la Folie Monceau (devenue le Parc Monceau) ou l’ancien Jardin de Bagatelle, là où on affiche l’amour de la nature en parallèle avec l’éclosion du romantisme comme propice à l’âme, à son apaisement, à sa sérénité et aux états d’âmes, le jardin est un nouvel élément qui fait partie de la vie et n’en sortira plus.
Comme je n’avais pas oublié mon carnet, j’ai pu vous ramener quelques notes que j’ai aimé.
« La situation romantique doit être tranquille et solitaire afin que l’âme n’éprouve aucune distraction, et qu’elle puisse se livrer entièrement à la douceur d’un sentiment profond »
de J. LaLos (de la composition des parcs et jardins pittoresques, 1817)
On voit ces personnalités qui ont marqué l’histoire et l’évolution des jardins dans notre société par passion : la Reine Hortense, Jean Jacques Rousseau (n’oublions pas de resituer cette époque dans son contexte, épris de nature, et de connaissance), l’impératrice Joséphine, qui créera les premières roseraies en France !
Et une autre jolie de J. Delille dans les Jardins (1782):
« Soyez peintres… les arbres, les rochers, les eaux et les fleurs, ce sont là vos pinceaux, vos toiles, vos couleurs : la nature est à vous ; et votre main féconde dispose pour créer des éléments du monde. »
Rien à voir l’exposition même si Mortefontaine y est cité plusieurs fois, mais d’une époque antérieure.
Voici le fameux Souvenir de Mortefontaine du peintre de la fin 19e, Corot, j’avais juste envie de finir ce passage sur ce tableau
(conservé au Louvre pour le curieux
)
Infos Pratiques :
16, rue Chaptal
Paris 09
Métro : Blanche ou Saint-Georges
Exposition jusqu’au 17 juillet
Ouvert tous les jours sauf lundi et jours fériés de 10h à 18h
La Pinacothèque de Paris
Vous le savez peut être, mais j’avoue que je l’ai découvert par hasard, ce musée parisien s’est à la fois doté d’un nouvel espace et de collections permanentes! Et ce depuis quelques mois!
Il est situé presque en face des espaces que nous connaissions de la pinacothèque. Du coup 3 expos au lieu d’une, moins de queue, plus de place et pour les oeuvres et pour les amateurs d’art. N’ayant pas fait l’exposition sur Hugo Pratt je n’ai emprunté que les nouveaux espaces.
Je n’ai pas eu le temps de faire les collections permanentes (mais que compte bien y retourner cet été!) cependant le parti pris est tout à fait intéressant et original! Original? Pas tant que ça, j’ai déjà discuté de ce concept avec des galéristes qui en font leur marque de fabrique.
Cela dit, le musée en tant qu’institution et ce depuis sa création fin du 18e, voulait justement rompre avec cela, en classifiant et thématisant les oeuvres. Mais de quoi je vous parle au fait? Du cabinet de curiosité. La collection permanente de la Pinacothèque mêle tout, façon pêle mêle, entre oeuvres contemporaines, anciennes, il me semble sans en avoir fait le tour, en restant tout de même centré sur la peinture.
Le cabinet de curiosité? (petit rattrapage pour les curieux les autres peuvent passer à la ligne suivante! )
C’était THE Cabinet DU Collectionneur! Petit précurseur des musées au sens large, il aimait tout accumuler, façon Melting pot (tenez faites un tour dans une vente aux enchères vous verrez l’ambiance! Il y en a partout, on ne peut pas bouger… Ouhlalalaa!) Je ne vous ai pas dégoté de représentations bien représentative mais imaginez une dent de requin, des papillons, un os de dinosaure, un animal empaillé, au milieu, 2/3 tableaux de la renaissance, une sculpture antique, quelques livres, un globbe terrestre, un compas, tient! quelques outils de navigation maritime, une toile d’un contemporain, 2/3 trucs qu’on a acheté à des amis pour leur faire plaisir, des plans d’architecture, des dessins, et… Bref c’est le bazar! Tout se mélange!
Ce que je trouve sympa c’est qu’il n’y avait pas de classification, pas de séparation art noble, art non noble, sciences naturelles, bref, tout vivait rien n’était sclérosé! (N’allez pas non plus en déduire que je n’aime pas les musées au contraire!)
[Ah oui je vous ai pas dit mais évidemment ces collectionneurs étaient riches, souvent princes ou tout ça ... Evidemment!]
Maintenant que vous avez saisi l’ambiance on continue
Voilà l’état d’esprit des espaces de la pinacothèque de façon… beaucoup plus restreinte! Rendue possible aussi par le faible nombre d’oeuvres (allez vous balader au Louvre si tout était mélangé, on se perd déjà sans, alors…. :p)
Du coup, la pinacothèque s’est lancée sur la thématique de la naissance du musée!
Deux exposition temporaires ont ainsi vu le jour (et ça ça m’a juste rappelé mes cours d’Histoire de Collections pendant lesquels… Ah non je croyais que je dormais mais souvent je séchais !:p) (Mais c’était passionnant hein!)
Pendant quelques heures je me suis transformée en guide pour mes amis, je me suis amusée, c’est parti dans tous les sens, entre l’art, l’histoire, la théologie, les prises de pouvoir, les guerres, l’émotion, la beauté, l’iconographie… (oui tout ça en même temps) et eux ont adoré (ce qui en plus m’a flatté!) (ayé suis toute rouge!)
L’exposition Romanov, Tsars collectionneurs,
Nous emmène au coeur d’une des plus anciennes collections, les Romanov ayant commencé leur collection très tôt (dans le temps) avec Pierre le Grand mais surtout la Grande Catherine, qui peu à peu vont constituer de l’un des plus grands et plus anciens musées : l’Ermitage.
C’est toujours passionnant de voir comment un musée, ses collections ont pu s’agréger, en fonction des goûts, des cadeaux, des dons, des rencontres et achats de collections, de l’air du temps (de l’époque). De voir le poids que tenait la peinture hollandaise (même si ce n’est plus à prouver), de voir des pièces si différentes, des dessins, et de s’attendrir devant quelques belles pièces…
Autant continuer dans la foulée, nous sommes partis faire
Les Esterhazi, princes collectionneurs,
Ou le comment et le pourquoi de la constitution de la collection du musée de Budapest (que je l’avoue je ne connaissais pas)
La palme de la plus petite oeuvre revient à ce petit raphael qui orne l’affiche. J’aime raphael, sa touche, la délicatesse du trait et des couleurs, mais il n’est pas pourtant mon peintre favori.
Je suis restée notamment en admiration devant un Bruguel l’ancien, dont je love notamment les paysages d’hiver (là un paysage de montagne) et une grisaille de Mengs de la sainte famille, très moderne, pleine d’émotions et de tendresse entre 3 êtres. (je n’ai pas trouvé les représentations, désolée, il faudra vous déplacer
)
La Pinacothèque
Place de la Madeleine,
Métro Madeleine,
Ouvert tous les jours jusqu’à 19h30 (et dès 10h30)
Expositions prolongées jusqu’au 15.09
Dimanche, je me suis dis, pourquoi changer de thématique?
Oui, non seulement j’avais décidé que mon week end serait rempli (en fait c’était une très bonne idée pour s’esquinter le genou!) et surtout l’une des expositions que je tenais à voir en était à sa dernière semaine!
A savoir, celle du Louvre :
Rembrandt et la figure du Christ
Oui j’étais intriguée, et puis Rembrandt, c’est Rembrandt (et le Louvre un peu la maison, donc, immanquable! )
L’entrée en matière se fait sur une question, à laquelle l’exposition répond en fin de parcours.
Egrenés, tout au long de la visite (assez courte puisque l’exposition était doublée d’une sur Le Lorrain et le paysage classique, qui je l’avoue m’a déçue, les plus belles pièces étant restées dans les étages) des images du Christ, de scènes bibliques, de la cruxifiction, au Noli me Tangere ou au pélerins d’Emmaus parsèment les lieux, mettant en parrallère Rembrandt, tabealux, dessins, esquisses, et certains de ses contemporains.
Rembrandt qui veut se détacher des diktats de la représentation iconographique (heureusement qu’il n’était pas romain mais des Flandres!) (le pauvre aurait sûrement eu l’inquisition à ses trousses!) et aller vers une représentation plus émouvante, plus réelle, plus proche du vrai et de l’humanité en quelque sorte. De façon parfois réussie, parfois moins.
Soit en laissant planer le mystère et l’ombre sur la figure du Christ, soit en rendant (tentant de rendre) la douleur de sa mort, soit le représentant avec les artifices de son temps (tel ce christ en plein noli me tangere, deux fois plus surpris que marie madeleine, en chapeau et en chausses) soit surtout, en « le » peignant sur le vif, c’est à dire en lui donnant les traits d’un modèle juif, dont les portraits parsèment la fin de l’exposition. Dans ces derniers tableaux ce n’est pourtant pas un tableau de Rembrandt qui m’a le plus émue (et là je regrette de ne pas avoir pris de carnet pour mes petites notes!)
Un de mes préférés de l’exposition !
Cette question? Rembrandt disait rendre la figure du Christ sur le vif. Le peindre d’après modèle. J’ai aimé cette formulation toute en suspens (que j’ai pas exactement retrouvée) même si l’on connait la réponse à cette question
Ce choix pictural répond aux échos de son temps, et là je me permets de vous livrer quelques phrases du site du musée du Louvre sur la présentation de cette exposition.
« Mais à qui donc pouvait vraiment ressembler le Christ ? Cette question, qui semble avoir reçu jusque-là une réponse unique, Rembrandt la pose de nouveau en plein Siècle d’or. »
« Il cherche à représenter l’émotion éprouvée et suscitée par le Christ, faisant du corps de celui-ci le réceptacle des sentiments. Un sujet de choix pour un peintre soucieux de rendre compte des passions et de la vérité d’un destin individuel. »
« Unique, cette démarche soulève plusieurs questions : la part de l’originalité foncière de Rembrandt, les motivations proprement artistiques d’une telle entreprise, la beauté qui peut en résulter, son importance en regard des commentaires (visuels et textuels) immensément nombreux sur la figure du Christ… »
Dépêchez vous c’est la dernière semaine ! ^^
Infos Pratiques :
Musée du Louvre
Métros louvre rivoli ou palais royal musée du louvre
Exposition jusqu’au 18 juillet
(Nocturnes les mercredi et vendredi )
Du coup là, vous commencez à comprendre pourquoi j’ai fait une courte note où je n’ai parlé que d’expo!
Mais promis dès demain, Fala boustifailles et bons plans, avec photos salivantes à l’appui
Nota Bene :
Aucune animal n’a souffert de l’écriture de cette note,
Mais, elle a vue,
le cramage et l’explosion d’un paquet de frites au micro ondes,
passé l’heure légale de bouquinage au lit
passé quelques xxxx tweets sur twitter et pas moins de une centaines de replies (ouhlalala je comprends mieux ma lenteur)
la découverte de google plus
le renouage avec une « vieille » amie (bon pas tout à fait) qui s’initiait aux réseaux sociaux pour mon plus grand bonheur
un peu de facebookage
beaucoup d’autres choses
un peu de vie
et des photos
Et un bal des pompiers râté !
(et dire qu’ils se sont même pas déplacés pour mon paquet de frites, que snifff quoi!)
(donc si un beau pompier est en perdition!)
Alors si vous avez
A/ un peu lolé
B/ un peu cultivé
C/ aimez bien le rose du blog
D/ m’aimez bien
E/ Me connaissez et m’aimez bien
F/ Me connaissez pas mais aimerait bien
G/ Etes tombés là par hasard, tant pis pour vous mais pouvez :
Aussi cliquez là parce que j’ai trop la loose avec même pas 50 points! 
Sinon;, dormez bien et grasse matinez bien demain


























http://www.google.fr/search?hl=fr&rlz=1T4GGLL_frFR350FR350&q=mengs+holy+family&um=1&ie=UTF-8&tbm=isch&source=og&sa=N&tab=wi&biw=1280&bih=801
… en échange tu m’expliques d’où vient cette technique. Je suis restée interdite devant cette sainte famille. Une fraction de seconde je me suis demandée s’il s’agissait d’un tirage noir et blanc.
Merci!
Il faut que je l’insère à l’article
En fait la grisaille est bêtement une technique de dessin. Généralement, elle ne sert qu’à l’esquisse ou l’ébauche d’un tableau. On la retrouve aussi pour les vitraux.
)
Mais là elle est le tableau rajoutant ainsi de l’émotion et de la modernité! C’est ce que je trouve fascinant pour une oeuvre de cette époque ! (je l’ai même achetée en carte! et je suis pas très sainte famille hein!
En résumé, c’est une technique qui repose sur la monochromie des couleurs utilisées, plus ou moins foncées, plus ou moins estompées, pour esquisser un sujet et faire ressortir les formes, contours, les zones d’ombres et de lumière… (je regarde si je te trouve plus d’infos dans mes bouquins
)
(je me suis demandé…)
Ehy, tu sais que je ne suis jamais allée au musée de la vie romantique? n’est ce pas honteux de ma part???
La Pinacothèque, je ne suis pas toujours fan de leurs expo (les actuelles ne me tentent pas) mais j’estime que si l’occasion se présente (gratuitement, hmmm), il faut y aller! Même si j’ai jamais accrocher à Pratt.
Et enfin Rembrandt au Louvre ; une excellente expo à laquelle je me suis rendue par curiosité et dont je suis sortie très satisfaite. Non seulement les œuvres sont extrêmement bien présentées, mais en plus la thématique est expliqué avec logique. C’est une expo accessible! Et tous ces portraits de la communauté juive qui auraient permis à notre artiste de se faire une image du Christ ; Passionnant!
rhooo! (bon on ne va pas faire la liste des musées que je n’ai jamais vu mais il y en a quelques uns
) Je viens justement de télécharger des photos ! ^^
(cela dit mes 2 accompagnatrices ont beaucoup aimé!)
)
Exactement pour la pinacothèque, et il y a eu quelques belles expos ^^ J’aime bien cette idée de voir comment se sont construites ces collections mais j’avoue que peut être que si je devais payer le prix fort je n’aurais pas été
Je n’ai pas fait l’expo pratt. Peut être cet été, mais quand j’aurais fait les autres
Rembrandt j’avoue que je louchais dessus depuis l’affichage publicitaire au louvre! Mais comme toi je ne savais pas à quoi m’attendre, et j’ai beaucoup aimé! L’angle était intéressant, l’expo était didactique et c’était novateur (contrairement à certaines expos qui redisent tout le temps la même chose ou se prenne le chou
Je regrette de ne l’avoir fait qu’une fois