Caillebotte (part2) – Dernier jour!

J’avais promis de vous en faire une petite note, que voici que voilà !

En retard (beaucoup trop!) Puisqu’aujourd’hui est le dernier jour de cette expo, que quelques chanceux (si elle les tente) pourront peut être voir (s’ils ne travaillent pas ou pas loin, à la pause déjeuner ou à la sortie du taff)

Jacquemart André, déjà,c’est une belle demeure du 19e convertie en musée, à connaître et découvrir si ce n’est déjà le cas. Un lieu doux et feutré, à grandeur humaine. Un lieu où j’aime vraiment beaucoup me balader! :)

Un jardin et une cour à l’arrière, où le bruit n’arrive pas.

Un salon de thé au magnifique Salon et Plafond de Tiepolo où je rêve de bruncher un jour (en même temps je n’en parle que depuis un an) et où Océane nous recommande les goûters et pâtisseries aussi dans son dernier commentaire!

L’exposition en cours et sous passe de se terminer c’est :

Dans l’intimité des frères Caillebotte, peintre et photographe

 

 

Je l’avoue cette exposition m’a déçue pour diverses raisons.

En même temps (avec ma manie de foncer dans les expositions telle une boulimique sans lire tout à fait les titres ni me renseigner toujours au préalable) tout était dit dans le titre.

Pour le contexte, nombreux sont ceux qui ont entendu parler de Gustave Caillebotte.

Un véritable personnage de l’ère impressionniste, connu pour ses peintures (dont certaines comme celle ci qui est exposée à Orsay)

dont il se fait témoin de son temps, mais plus encore pour le reste de ses activités. Son personnage est incontournable dans l’histoire de l’art du 19e et sans lui et son acharnement nous n’admirerions probablement pas aujourd’hui les chefs d’oeuvres impressionnistes du Musée d’Orsay, comme les Manet ou les Degas (je pense surtout à l’Olympia de Manet mais à beaucoup d’autres aussi!) puisqu’il a presque fait (et a fait) du chantage à l’état Français pour qu’il intègre ces chefs d’oeuvres (jugés décadents à l’époque) aux collections muséales!

Grâce à une petite fortune personnelle, il va être le véritable soutien de ses amis, les impressionnistes. Acheteur, collectionneur, marchand, co organisateur d’un certain nombre d’expositions impressionnistes.

Il est cependant l’auteur d’environ 500 oeuvres.

 

Mais ce n’est pas sous cet angle que l’exposition aborde non pas le personnage mais les 2 frères.

La première salle nous invite à découvrir leur travail et nous pose un peu leur histoire. Le début de leur histoire. Je crois que ce fut ma préférée, véritable témoin de son temps.

Ils habitaient boulevard haussman et nombreuses sont les vus que gustave a peintes ou que martial son frère a prises du boulevard et du quartier. J’adore surtout ces vieilles photos du passé, où l’émotion est palpable.

L’exposition nous emmène ensuite dans l’intimité des frères.

C’est cette partie que j’ai pour ma part moins appréciée.

Martial Caillebotte se prend de passion pour la photographie et en fera largement profiter son entourage. En pendant les toiles de son frère qui a aussi largement utilisé sa famille comme modèles.

Nous finissons avec une passion commune, qui est à la mode à cette époque comme en témoigne les autres peintres, la voile, le canotage. Notamment à Argenteuil.

Et… Je suis quand même restée un moment en admiration devant le tryptique de Gustave C.

Une exposition que j’ai exceptionnellement faite en un temps record (pour moi) 45mn! (d’un autre côté c’était la première exposition de mon genou, il s’est vite fatigué le pauvre ;-) )

 

Si vous avez le temps aujourd’hui :

Musée Jacquemart-André :

158, bd Haussmann

75008 Paris

Tél. : 01 45 62 11 59

message@musee-jacquemart-andre.com

RER Charles de Gaulle – Etoile

Métro Miromesnil ou Saint Philippe du Roule

 

Si vous voulez en savoir plus :

L’exposition

http://www.culturespaces-minisite.com/caillebotte/

Gustave C.

http://www.musee-jacquemart-andre.com/jacquemart/177-events/?displayType=DetailALaUne&eventId=578

http://www.musee-orsay.fr/fr/espace-professionnels/professionnels/chercheurs/rech-rec-art-home/notice-artiste.html?no_cache=1&nnumid=6579&retouroeuvre=%252Ffr%252Fcollections%252Fcatalogue-des-oeuvres%252Fnotice.html%253Fnnumid%253D105

http://www.insecula.com/contact/A008577.html

Son tryptique :

http://ille-et-vilaine.foxoo.com/video,triptyque-caillebotte,rennes,nx1101241155126501.html

 

 

 

 

 

 

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Par petiteparisienne.

4 Réponses à “Caillebotte (part2) – Dernier jour!”

  1. Lilith dit :

    Plutôt d’accord ; j’éprouve toujours autant de plaisir devant les toiles « en vrai » de Gustave et j’adore les photos sur la vie parisienne du 19°, mais ça reste trop centré sur la famille. On se sent presque voyeur en les regardant, non?

    • petite parisienne dit :

      C’est ce que j’ai ressenti une fois sortie de la première salle.
      Etre au coeur d’une famille que je ne connais pas, voir des moments de leur quotidien. Le vivre comme une intrusion…
      Je n’ai d’ailleurs regardé que superficiellement les toiles et photos représentant la famille. Je te rejoins sur le terme de voyeurisme…

      Tiens : pour continuer sur le thème des Caillebotte une intéressante réaction à mon article que Orsérie a publié, celui de l’assistante du commissaire d’exposition (dommage que ma réponse ne soit pas passée )

      http://www.orserie.fr/culture-tentations/article/caillebotte-dernier-jour-12315#forum8025

  2. Delphine dit :

    Tiens, j’ai également été déçue, malgré quelques très belles toiles et des photographies intéressantes. J’ai eu le sentiment à un moment que tout cela était artificiel. Aujourd’hui, il faut monter des expositions temporaires pour faire venir le public, quitte à survendre le sujet. Par ailleurs, je ne peux m’empêcher de m’interroger sur les motivations des héritiers de Martial (« À l’occasion du centenaire de la disparition de Martial Caillebotte (1853-1910), sa famille a souhaité qu’un hommage lui soit rendu : cette exposition au Musée Jacquemart-André est la réponse à ce
    souhait. » Je n’invente rien, c’était indiqué à l’entrée de l’exposition et dans le dossier de presse) : n’y aurait-il pas aussi une part de complaisance familiale ?
    De riches photographes amateurs, il y en a eu un certain nombre aux débuts de la photographie : ce loisir dispendieux a pu occuper quelques rentiers (Heinrich Kühn en est un exemple, récemment été mis en avant par le musée de l’Orangerie : http://www.musee-orsay.fr/index.php?id=1388&tx_ttnews%5Btt_news%5D=26219&no_cache=1). Faut-il pour autant tous les faire sortir de l’ombre ? Je n’ai pas suffisamment de connaissances pour juger, mais en ce qui me concerne, je n’ai pas ressenti d’émotion particulière face au travail de Martial Caillebotte, je n’ai pas non plus été intriguée par les techniques employées. Reste la confrontation permanente entre les tableaux de l’un et les tirages de l’autre, procédé qui devient quelque peu lassant en fin de parcours (j’ai fini par me concentrer sur les seules toiles de Gustave et par passer rapidement sur les photographies).

    • petite parisienne dit :

      Oui, j’ai lu cette phrase aussi. D’après la critique que j’ai eu de l’assistante du commissaire d’exposition lorsque l’article a été publié par orsérie, le but était véritablement de montrer un photographe méconnu s’inspirant de son frère et son travail.
      Cependant je l’ai personnellement ressenti comme tu le dis (et c’est ce qui est transcrit dans le parcours de l’exposition ) que martial caillebotte était un amateur certes passionné mais amateur.
      Et les nombreuses vues intimes et de scènes familiales ne font que renforcer cet aspect. Cette immersion ai coeur de l’intimité et renforcée par le choix des tableaux de gustave caillebotte est assez lourd.
      Du coup mes salles préférées ont été la première où les vues du paris de l’époque, en tant que témoignage sont intéressantes et la dernière comme je l’ai dit.
      Mais tout comme toi, ces photographies n’ont pas induit l’émotion à laquelle on pourrait s’y attendre, et qui sont surtout à voir à travers le prisme et le miroir du travail de peintre de son frère. A côté de séries vues au Musée d’Orsay ou lors d’exposition au Grands Palais où j’avais notamment admiré des clichés de Gustave Le Gray, le photographe du 19e qui m’émeut le plus, ce n’est pas comparable!
      Ensuite l’exposition a un véritable parti pris, mais qui pour moi aurait été plus intéressant sous un autre angle ou une approche plus globale.

      Quant à faire connaître ces photographes des débuts, à l’époque la photographie n’était accessible qu’à de riches rentiers, ou à des personnes ayant les moyens. Ceux qui faisaient commerce au début le faisaient avec les Daguerréotypes. D’ailleurs le procédé négatif a été mis au point par un amateur.
      Par ailleurs la photographie a beaucoup souffert à ses débuts (et ne commence que maintenant à sortir de ce parti pris) du fait d’être une technique et recensée comme science et non un art. Ensuite, il s’agit de l’oeil éclairé du conservateur ou de l’émotion qu’elle suscitera chez l’amateur ;-) pour différencier le travail d’amateur de celui d’artiste ;-) J’ai apprécié dans un certain nombre d’expositions de ces dernières années (de Delacroix à Monet…. ) de voir les photos mises en parallèle avec les peintures, le jardinage par exemple pour Monet, l’écriture, les correspondances, tout un ensemble permettant d’aborder un travail artistique dans sa globalité et de comprendre une démarche, ou une personnalité. De là à en faire un sujet d’exposition, c’est une autre affaire, à moins de faire un parallèle en ce cas entre un certain nombre de photographes, mais pas à titre de monographie ;-)
      (En même temps cela n’engage que moi ;-) )

      (Contente de relire ici Delphine! Pour le lien, le travail de Kuhn me semble très intéressant, un certain nombre de photographes utilisant maintenant ce procédé! Dommage que j’ai manqué cette expo! Et celle sur la photo préraphaélite je crois aussi! )

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